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mercredi 26 août 2009

Deux milles queues !

Mon Best of des Ex
(d'après le blog de babycakes)

1. Le Meilleur Coup
L., quel cul, mais quel cul ! Même en se séparant on baisait encore, les larmes aux yeux...

2. Le pire Coup
J'ai même oublié son nom, il avait appartement dans le 20e. On a eu beau tout essayer, rien n'était bien terrible. Et in fine il n'a pas supporté que j'en préfère un autre.

3. La meilleure relation globale
E., grosso modo une relation constructive et enrichissante, ce qu'il faut pour se construire avec bonheur. La meilleure nouvelle : ça continue !

4. La pire relation globale
N., je le détruisais sans m'en rendre compte, je ne comprenais rien, je ne sais pas ce qu'il recherchait vraiment en moi. En tout cas une relation qui m'a beaucoup appris.

5. Le meilleur souvenir
Un mec rencontré au sauna en 1994, la trentaine poilue et bien dessinée, une belle queue, il m'a baisé dans le jacuzzi, et on a remis ça chez lui (à Montorgueuil), et on s'est revu une semaine ou deux très souvent, et on parlait peu : on baisait.
Au-delà du souvenir sexuel intense, je me souviens d'un détail chez lui : trois boîtes gigognes Hermès oranges posées sous un guéridon. Va savoir.

6. Le pire souvenir
Une panne complètement sèche avec une bombasse que j'avais levé fièrement. J'ai fait la connerie de manger et discuter avec lui alors qu'il n'attendait qu'une chose : que je l'enfile vigoureusement ; et le temps passant il m'a mis mal à l'aise... fatal !
Je pense encore à lui et je me dis qu'il faut que je le revoie pour lui donner ce qu'il attendait.

7. La plus longue relation
A l'heure actuelle c'est encore B., on ne se rend pas compte tout de suite qu'on s'ennuie...

8. La plus courte relation
Un mec un peu plus jeune que moi, je devais avoir 23 ans, c'était la première fois que j'étais uniquement actif. Un très bon coup, un très bon cul, mais vraiment aucune affinité intellectuelle, il planait à quinze miles alors que j'étais en pleine reconstruction. Puis il m'a pas mal couru après, mais c'était de ma faute : je n'avais pas osé être bien clair.

9. Le nombre total de relations
Cinq pour celles qui ont duré au moins six mois (pour un total de 14 ans). En-deçà, je n'en sais rien.

10. Le nombre total de plans q
A raison de deux-trois plans cul par semaine en moyenne, avec en plus des partouzes (de 5 à 68 personnes), les saunas, bordels, chiottes et lieux de drague, sachant que j'ai commencé sérieusement à 18 ans et qu'il y a 52 semaines par an... On arrive à la louche plus de deux mille. Deux milles queues, fichtre !

Je me rends compte que mes réponses auraient été bien plus précises et aisées à produire si j'y avais répondu il y a quinze ans. Je suis devenue une vieille salope sans doute.
Mais je pense être arrivé à ce qui fut toujours mon objectif : ne pas avoir de regrets.
Je suis bien parti pour devenir un vieux pédé heureux j'espère.

samedi 15 août 2009

Eros puis Thanatos


Etrange sentiment quand je m'aperçois qu'un homme que j'ai tripoté et à qui j'ai roulé de bonnes pelles est... mort.
(y'a pas de relation de cause à effet !)

C'est la vie, la vie qui avance et qui me vieillit.
Pas d'aigreur, pas de tristesse ou de crainte, mais juste constatant comment on vieillit.

(sur l'image, ce sont les jumeaux Hypnos et Thanatos, un composite romain du Ier s. à partir de marbres grecs du Ve s)

samedi 2 mai 2009

Deuxième anniversaire


Hier, j'ai eu biologiquement 35 ans.

Le premier mai 1974 mes parents baisaient et apparemment ils avaient la volonté de procréer, ça a marché, neuf mois plus tard je suis né.

On est en 2009, j'ai 12 ans de plus que mes parents n'avaient à ma naissance. Je n'ai pas d'enfant, je n'en veux pas, pour quoi faire ?

vendredi 30 janvier 2009

La 2 x 2e dimension

Gare de Saint-Fons, peut-être la plus petite gare TER de toute la région, 19h25, il fait nuit.

J'arrive sur le quai, un homme discute avec un ado. J'imagine qu'ils sont père et fils quand ils se tournent vers moi et que le plus âgé me demande : "Excusez-moi. Pour aller à Paris, c'est la bonne direction ?
- Pour Paris ?!?... euh... oui... Vous arrivez directement à Perrache et vous prenez un TGV direct pour Paris.
(un temps pendant lequel je digère la surprise)
- Remarquez, si vous allez à la gare de la Part-Dieu, vous attendrez moins, il y a davantage de TGV. Mais alors il faudra prendre le tramway T1 jusqu'à...
- Non non non, je vais m'arrêter à Perrache, c'est plus simple.
- Oui, vous avez raison.
- Mais comment j'achète mon ticket là, il n'y a personne ?
- Ah non, ici c'est un peu la gare-fantôme, il n'y a même pas de composteur, vous pouvez prendre un billet pour Perrache, mais vous aurez sans doute la chance de pouvoir le réutiliser bientôt."
Sur cette réflexion, le jeune me dit :
"Faites attention, moi j'ai déjà pris une amende de 15 €, le contrôleur n'a pas voulu me croire quand je lui ai dit qu'il n'y a pas de composteur.
- Oui ben faudra qu'il se lève tôt pour que je paye si ça arrive, faut pas pousser."
Le TER arrive, le jeune s'éloigne de nous, et celui que je prenais pour son père se rapproche de moi :
"Vous allez à Perrache ? Je peux monter avec vous ?
- Oui oui, bien sûr, venez."
On s'assoit, face à face. Il me demande :
"Et ensuite vous aussi vous allez aussi à Paris ?
- Ah non, moi je m'arrête à Perrache, j'y habite, je rentre du boulot là.
- D'accord."
Pour détendre l'atmosphère, et briser le silence qui s'installe, je lui demande :
"Vous allez passer le weekend à Paris ?
- Non non, je rentre chez moi, je vais à Notre-Dame-de-Gravenchon.
Puis, voyant mon air ahuri : C'est à côté du Havre.
- Ah OK, c'est pas à côté quand même. Vous étiez à Saint Fons pour votre travail ?
- Oui. Et normalement je cherche un camping.
Mais je crois que je vais pas trouver.
- Ah ça oui ! Au mois de janvier à Saint-Fons, à 8h du soir ça risque d'être bien difficile.

- C'est moins cher et c'est pratique, mais c'est difficile ici.
- Oui."
Je ne peux pas en dire plus, il faut que je digère ce nouveau rebondissement. Et je commence sérieusement à me dire qu'il faut bien que je profite de cette rencontre, car elle n'est pas banale.
"Et vous travailliez à Saint-Fons depuis plusieurs jours ?
-
Non, ce matin j'étais à Pau.
- A Pau ? Vous voulez dire que vous étiez à Pau, et que vous êtes passé par Lyon pour aller en Normandie ?
- En fait, c'est entre
Le Havre et Rouen, et j'habite à Touffreville-la-cable, à deux kilomètres de Gravenchon. Pas à Gravenchon même, mais à Touffreville il n'y a pas de gare."
A ce moment-là, je prends la décision de tout croire, et répondre aussi sérieusement que ce monsieur.
" Mais pourquoi vous allez de Pau à la Normandie en passant ici ?
- C'est pour mon travail, je suis sur des chantier.
- Et c'est quel type de chantier ? Un immeuble d'habitations, des bureaux, le tramway 4 ?
- Non non, moi je travaille dans la plomberie-zinguerie.
J'ai dû mal formuler ma question...
-OK, mais qu'est-ce qui est construit sur le chantier ? Des appartements, des parkings, des bureaux ?
(quelques secondes de réflexions de sa part)
- Oui, c'est ça.
- D'accord."
Je suis définitivement au beau milieu d'un incident supra-dimensionnel. Mais personne autour pour vérifier si c'est bien encore la réalité. Et puis je me demande tout à coup s'il n'est pas en train de me draguer. Il n'est pas super bandant mais c'est toujours excitant avec un inconnu dans le train...
Je défais ma veste, je mets mon paquet en évidence... mais non, rien, il tripote fébrilement son énorme portefeuille coincé sous sa cuisse.
On traverse le Rhône avec cette vue splendide sur le centre ville. Il lance :
"C'est une grande ville !
- Oui, c'est une très belle ville, qu'on ne visite pas assez."
On arrive en gare, et je vois un TGV stationné :
"Tenez, ce TGV va à Paris je pense, vous ne devriez pas attendre trop longtemps."
On sort du TER, je m'apprête à prendre l'escalier, et l'homme me demande :
"Je suis obligé de monter, je ne peux pas y aller directement ?
- Ah ben oui, vous ne pouvez pas traverser les voies, c'est dangereux. Et pusi il faut prendre un ticket, vérifier qu'il va bien à Paris. Suivez-moi."
Arrivés dans la gare (qui est au-dessus des voies) :
"Tenez, vous avez des machines là-bas, et vous choisissez Départ immédiat."
Il ne dit plus un mot, il a l'air un peu ailleurs.
"Bon, si vous voulez, vous pouvez aller directement dans le TGV, et vous allez voir le contrôleur, vous devrez payer un petit supplément mais vous ne raterez pas le départ.
Toujours pas de réponse, il me regarde et regarde tout autour, alors que des tas de gens passent autour de nous.
"Oui, je vais aller dans le train. Et puis merci, hein.
-Je vous en prie, et faites bon voyage."

Voilà, c'est tout, c'est arrivé comme ça.

jeudi 22 janvier 2009

Deux minutes d'intimité

Dans le tramway en revenant du boulot, une jeune fille à son téléphone portable, assise et tournée vers la vitre :

"Mais puisque je te dis que J'AI BOSSÉ ! J'ai choisi de m'investir dans mon job, et cet après-midi j'ai pas regardé mon portable.
...
Non, y'a pas eu 25 appels en absence !
...
Alors là, permets-moi d'te dire : Nadia, elle fait toujours le même coup : elle m'appelle et quand elle tombe sur la messagerie parc'que je réponds pas, elle rappelle en numéro inconnu.
...
Ouais. Ouais.
...
Les deux appels que j'ai eus, c'était elle, c'est obligé.
...
Écoute, là, y'en a marre, tu me casses les couilles.
...
Mais putain puisque j'te dis que J'É-TAIS-AU-TAF !
...
Bon, c'est pas la peine de continuer, moi t'sais j'm'en fous si...
...

Ouais, c'est ça, aller continue...
...
Mais Nadia j'm'en bas les couilles !
...
Bon, tu veux que j'te dise, j'm'en bas les couilles de tes questions à la con. Si t'es pas content, t'as qu'à aller la voir ta Nadia.
...
Arrête.
...
Putain tu me casses les couilles...
...
QUOI ? Mais putain c'est ELLE qui m'appelle en numéro caché alors m'accuse pas !
(prenant conscience de son coup de voix) Putain, j'vais pas gueuler, j'suis dans l'tram et y'a des gens autour qui z'ont pas forcément envie d'écouter ma life.
...
Ouais, c'est ça, ben tu peux rêver.
...
Ouais, ben raccroche moi j'm'en bas les couilles de ta connerie. Tiens.
(elle raccroche en faisant grincer l'écran de son téléphone avec ses ongles) Putain la vache fait chier ce connard !"

Je ne sais pas à qui elle parlait, je ne sais pas contre quoi elle se défendait, mais j'ai dans l'idée que l'ambiance n'est pas rose.
Moi ça m'a bien fait rire, et de me voir sourire ma voisine a fait de même en partageant un regard complice. Et puis elle me dit d'un air entendu "Je crois que c'est fini entre eux". Je me suis contenté d'approuver d'un hochement de tête.

mercredi 21 janvier 2009

Deux heures pour rien

J'aime bien faire la cuisine, penser à doser le sel, les échalotes, le temps de cuisson des champignons, et utiliser les ingrédients qui sont à disposition, préparer chaque ingrédient séparément d'abord parce que c'est nettement meilleur ensuite...

...mais quand on fait une chose avec plaisir, avec amour, et que ça ne sert à rien, ça fait pas du bien, on se sent vain.